Wilhlem Gengenbach

Wilhlem Gengenbach (Bâle 1917 – Paris 2002) était communiste, mais pas de ceux dont les convictions ont dépendu des aléas ou des revers que connaîtront les divers partis communistes. Né enfant naturel d’une employée de maison, et donc considéré comme bâtard, Willy héritera d’une enfance très rude une sensibilité particulière à toute exigence de soumission aux ordres, à toute velléité de faire peser une supériorité au nom de la hiérarchie. Gagné au communisme par des ouvriers au comportement au contraire égalitaire avec lui, il restera vigilant quant aux rapports dans le mouvement communiste, que ce soit entre militants, et plus encore avec ceux qui occupent des postes de responsabilité ou de direction. Il cultivera toute sa vie une réflexion nourrie par une vie engagée dans une époque décisive, sur ce qu’il considérera comme un problème d’importance, le rapport aux chefs dans les mouvements d’émancipation.