Chronique des dernières recensions dans la presse ou ailleurs des parutions des éditions Acratie :
Rencontre avec Pierre Stambul et Sarah Katz, en collaboration avec l’Association France Palestine Solidarité. A écouter ici
Micros-Rebelle reçois en studio Pierre Stambul, porte-parole de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix).
Pierre a écrit plusieurs livres consacrés à la question palestinienne. Le dernier de ces livres, c’est « Du projet sioniste au génocide », aux édition Acratie. C’est en quelque sorte un livre de synthèse, qui reprend les aspects historiques, et qui aborde l’ensemble des questions qui concernent Israël, la Palestine, la colonisation, etc. C’est un livre qui se lit très facilement, et éclaircit de nombreux points. A écouter ici
Un entretien avec 2 camarades de La mouette enragée, concernant le livre qu’ils publient sur leur enquête ouvrière, aux éditions Acratie : Avant de faire le tour du monde, faire le tour de l’atelier. A écouter ici
Chroniques noir et rouge – Mars 2024
« À l’égal de toutes les féministes universalistes, Vanina récuse le néoféminisme queer et intersectionnel qui considère le sexe biologique comme aléatoire et modifiable à souhait ; au contraire : “Rappeler l’existence de ce sexe n’est donc en rien défendre un point de vue essentialiste ou chercher à discriminer les trans(femmes) » (p. 313). Car c’est bien « En raison de leur sexe biologique que la plupart des femmes sont opprimées et doublement exploitées dans les sphères privée et publique” »
Claire Auzias
Kairos
« Il fallait un ouvrage tel que celui-ci, très abondamment documenté, d’un sérieux absolu, sans volonté polémique, pour qu’enfin nous puissions sortir de l’ornière dans laquelle nous risquons de nous enfoncer si nous n’y prenons garde. Vanina ne perd jamais de vue que l’adversaire, ce n’est pas celui qui crie aujourd’hui le plus fort, mais bien ce système qui avance souvent de façon insidieuse et renforce chaque jour l’oppression des femmes, de toutes celles et de tous ceux qui luttent pour un avenir vivable, pour l’émancipation. »
Philippe Godard
Echanges et mouvements
« Le livre expose de façon remarquable et synthétique tous ces phénomènes contemporains post modernistes : woke, trans, queer…Le livre essaie de répondre aux questions posées sur le comment et le pourquoi du succès de ces théories. Le livre se situe clairement dans une analyse marxiste et matérialiste.
Le livre de Vanina a le mérite d’être bien documenté, avec une bonne analyse historique, clair et très stimulant dans sa lecture. Il soulève des questions dont la réponse est donnée au fil de la lecture dans le chapitre suivant. L’articulation entre les chapitres est fort astucieusement construite. »
Anne Simon

« La liberté et l’État, qu’il soit de droit ou despotique, ou n’importe quel autre type d’État, sont incompatibles. Tant que le pouvoir existera, il n’y aura qu’une fiction de liberté ou même l’absence de cette fiction. La liberté n’est concevable que dans une société débarrassée du pouvoir… » Celui qui s’exprime avec autant de conviction s’appelle Viktor Fédorovitch Bélach, chef d’état-major de l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle d’Ukraine, lors de la révolution de 1918 à 1921, un proche de Nestor Makhno. Les éditions Acratie publient, sous le titre Les routes de Nestor Makhno, le manuscrit des souvenirs de ce militant-militaire rapportant dans le détail les évènements politiques et évidemment les opérations militaires tant pour mobiliser les paysans d’Ukraine que pour s’opposer à la réaction, aux armées blanches, au pouvoir bolchévik. Arrêté par le NKVD, il meurt en 1938, son fils, Alexandre, reprend le texte et pendant près de 30 ans, complète, enrichit ce document qui nous éclaire sur le quotidien de la Makhnovtchina, l’organisation des troupes, la personnalité de Makhno.
Un récit tout en mouvements
Prenons en compte l’avertissement du traducteur. L’auteur a écrit ces mémoires dans les geôles de la Tchéka en attendant son exécution. Son récit n’a rien formellement d’une confession arrachée par ses geôliers mais on peut supposer que Viktor Bélach a pris quelques précautions en rédigeant son récit qui reste malgré tout un témoignage à charge contre le pouvoir bolchévik. C’est un récit à la fois chaotique et organisé, tout en mouvements, tout comme la Makhnovtchina le fut. Le but de Bélach n’est pas littéraire mais historique. Il fut considéré par les tenants du pouvoir en URSS comme un hors-la- loi. Nous savons tous que les bolchéviks n’hésitent pas à utiliser le mensonge pour disqualifier leurs pires ennemis et à asséner ce mensonge comme la vérité, même encore aujourd’hui.